Kader Dosso : "Nous avons compris que le problème n'était pas notre niveau de jeu"
Kader Dosso est l'un des visages familiers du Toulouse Métropole. Après un début de saison marqué par des résultats compliqués et un changement d'entraîneur, l'ailier revient sur son parcours, les difficultés rencontrées ces derniers mois et les raisons qui le poussent à croire fermement au maintien en R1.
Je m’appelle Dosso Kader, j’ai 22 ans. Je suis né à Toulouse et j’y ai toujours vécu. J’ai débuté le football en catégorie U10 au Toulouse Rangueil Football Club, où j’ai évolué jusqu’en U14. En U15, j’ai rejoint l’AS Muret, puis j’ai intégré Balma jusqu'en U18, avant de retourner à Muret. C’est à partir de la catégorie U19 que j'ai rejoint le Toulouse Métropole, où j'évolue depuis maintenant quatre ans.
Pour être honnête, quand je suis arrivé à l’âge de 19 ans, il n’y avait pas encore de véritable projet défini. J’ai commencé avec l’équipe réserve qui évoluait alors en R3. La saison s’est globalement bien passée et nous avons obtenu la montée en R2. Comme je m’entraînais déjà avec l’équipe première en R1 et que j’ai disputé quelques matchs lors de ma première année, je jouais le plus souvent avec la réserve.
Je suis un joueur d'espace. J'ai besoin de profondeur pour m'exprimer. Je suis également un profil provocateur et j’apprécie énormément les situations de un contre un. Mon objectif est de créer des différences pour soit conclure l'action moi-même, soit délivrer la dernière passe décisive.
Je dois travailler mon déplacement sans ballon, parce que c’est un aspect essentiel du jeu. J’essaie également d’améliorer mon premier toucher de balle pour sortir plus facilement des zones de forte pression adverse.
J’ai commencé la saison avec la réserve en R3. Comme je n’avais pas effectué la préparation estivale, l’entraîneur avait décidé de m’y envoyer avec la seconde équipe. Ce n’est que vers la fin octobre ou début novembre qu’il m’a rappelé pour intégrer la R1. Au début, les entraînements qu’il proposait semblaient très professionnels, mais les résultats ne suivaient pas. Un décalage s'est créé parce que le groupe souhaitait évoluer différemment, puisque ses consignes ne fonctionnaient pas. Ca a engendré une fracture entre le coach et les joueurs, exacerbée par une série de six défaites consécutives. La liaison s'est rompue progressivement jusqu’à ce qu’elle devienne intenable. Les cadres de l'équipe ont alors organisé des réunions entre eux, puis avec la direction, ce qui a conduit les dirigeants à prendre la décision de changer d'entraîneur. Le manque de résultats collectifs m'a fait douter de mes propres qualités individuelles. De plus, de nombreux joueurs, moi-même y compris, ne jouions pas à nos postes de prédilection, ce qui a grandement nui à nos performances.
Mathias Torrent était déjà au club, il s'occupait des U18 R2 et avait déjà collaboré un peu avec l'ancien coach Frédéric Ouvret. Personnellement, j'étais très frustré lors de la première partie de saison. Avec Mathias, l'approche est différente car il est plus proche de nous. Il était encore joueur il y a trois ans, ce qui facilite la communication. Même si les exercices et l'exigence d'intensité restent similaires à ce que nous connaissions, sa personnalité apporte un nouveau souffle.
Nous restons sur des principes de transitions rapides. L'idée est de défendre tous ensemble et d'attaquer dès que possible, sans prendre de risques inutiles dans les zones dangereuses. Par contre, nous disposons d'une grande liberté dans les phases de progression et de finition.
J’en suis convaincu. L’équipe s’est ressoudée car nous avons compris que le problème n'était pas notre niveau de jeu. Si l'on regarde nos récents adversaires comme Albi, Revel, Castanet ou Balma, nous n'avons rien à leur envier. Je pense que seules les équipes de Rodez et de L’Union sont véritablement un ton au-dessus de nous. Nous avons déjà montré de la solidité lors de notre match nul contre Albi récemment. Si nous continuons à être solides et à enchaîner les points, à commencer par le match contre le Rodéo, le maintien se fera rapidement.