Parlons tactique avec Sébastien Perédès
Nouvel épisode de parlons tactique avec Sébastien Perédès
Mon schéma de prédilection est le 4-3-3.
Je suis principalement influencé par mon projet de jeu, les joueurs mis à ma disposition, ainsi que les objectifs fixés à court ou long terme par la direction.
Le retour de la défense à trois est, selon moi, lié à la faculté des défenseurs axiaux à aller chercher un marquage haut. Cela demande aussi des pistons capables de répéter des courses à haute intensité. C’est un système hybride et adaptatif : il permet de presser haut ou de passer à cinq défenseurs selon l'animation et le déroulement du match. À l'inverse, utiliser seulement deux défenseurs centraux permet de libérer un joueur supplémentaire au cœur du jeu ou d'aligner un deuxième attaquant.
Les grands clubs l’utilisent moins car ils ont plus de facilité à recruter de très bons milieux ou attaquants. Ils préfèrent donc sacrifier le troisième défenseur central au profit d’un joueur offensif supplémentaire. Les équipes de milieu de tableau, elles, y voient une sécurité et une marge de manœuvre accrue, ce qui ramène souvent à une défense à cinq en phase défensive.
L'utilisation d'un faux 9 est pertinente lorsque vous disposez de deux joueurs de couloir très rapides et performants pour prendre la profondeur. C'est un choix tactique pour ajouter un quatrième homme au milieu afin de combiner dans l'axe avant de servir les ailiers. C’est une vision du football « à l'espagnole », privilégiant la conservation du ballon plutôt que les centres ou les corners directs.
C'est sans aucun doute le poste de latéral. À l'époque de Maldini, les latéraux étaient là uniquement pour défendre et bloquer leur couloir. Aujourd’hui, ce sont de véritables contre-attaquants. Leur apport offensif est devenu aussi important que l’aspect défensif; ils doivent être capables de multiplier les allers-retours sur le plan athlétique.
Mon conseil est d'écouter les plus anciens, de travailler sérieusement aux entraînements et, surtout, de ne jamais oublier la notion de plaisir. C'est ce qui doit rester au sommet de la pyramide, particulièrement dans le football amateur. Au haut niveau, il faut aussi intégrer tout ce qui se passe en dehors du terrain : nutrition, sommeil, récupération et soins. Ce sont des aspects sur lesquels il est plus difficile d'influer à un niveau amateur, mais ils restent essentiels pour la performance.